Ce weekend j’étais motivé pour me faire une randonnée, je regarde dans la « todo » et je vois qu’en Chartreuse, il ne me manquait que le Grand Som pour terminer ma liste des « 4 2000 ».
Je cherche rapidement un topo et en traçant l’itinéraire, je me dis que ça serait cool d’en faire une boucle.

Marlène me demande si je fais la rando tout seul où si j’invite des copains, pour cette sortie, à 1200m de dénivelé, je demande à mes deux potes du CAF, Coralie est dispo et motivée, on échange quelques messages et me fait remarquer qu’il vaudrait mieux faire la randonnée dans l’autre sens pour avoir l’arête à la montée.

Petit coup de stress sur le coup, je cherche un autre topo, je tombe sur celui-là et je retrace mon itinéraire en fonction.

La veille au soir, je suis plutôt bien, mais au moment de dormir, impossible de fermer l’œil. Je pense que j’angoisse un peu : ça fait deux ans que je n’ai pas fait de randonnée à plus de 1000m de dénivelé, y’a une arête à passer qui, il parait, est assez raide, bref, un manque de confiance en moi.
J’essaie de me rassurer comme je peux, je sais que je vais y arriver et qu’au final, je ne vais pas en chier.
A 3h du mat’, je me résous à prendre mon livre, je bouquine pendant 30 minutes et finalement, je m’endors.
Le réveil sonne à 6h30, la pute.

Départ de la rando à 8h55 (yeah, en avance !), j’avais prévu 3h / 3h30 pour arriver au sommet, Coralie pense mettre moins, au final, on a mis 3h20, on n’avait pas forcément prévu de grimper dans un éboulis et l’arête était, non pas technique, mais pas roulante :)

La montée au col de Frenay était, hum. Merdique, on était en mode sanglier dans un éboulis, on suivait deux personnes et deux autres personnes nous suivaient de loin aussi.
On a quand même raté le sentier qui passait légèrement plus sur la droite, on l’a rattrapé un peu après en suivant ceux de devant, qui ont du se dire que c’était bien le bordel par là et essayé de trouver un autre passage.
Heureusement qu’ils étaient là, sinon, je continuais à monter tout droit comme un gros sale.

Arrivé au pas de la fuissière, quelques pas d’escalade, rien de bien méchant et ensuite on attaque l’arête.

Et là, gros gros kiff.

Ouais, c’est par là qu’on va…

Je ne sais pas pourquoi, mais je m’attendais à une arête « classique » avec un chemin bien tracé, et hop, faut juste marcher.
Ben non, c’est un gros chantier, il n’y a pas de chemin tracé, juste quelques restes de peintures à certains endroits, le tout dans un champ de rochers où les mains sont plus que bienvenues, on escalade des blocs, on en redescends, c’est rude et abrupte, des fois, en montant, la tête émerge des rochers, on voit le vide juste en face de nous.
Je n’ai pas trouvé ça dangereux ni compliqué, il faut être concentré et faire gaffe, mais c’est tout.

Je n’avais jamais fait d’arête comme ça et franchement, ça a été un gros moment de bonheur.

Arrivé ensuite au sommet, là c’était salle comble, autant sur le chemin que l’on avais pris il n’y avait pas grand monde, autant en haut, c’était blindé.
Pique-nique, tranquille et on redescend.
Rien de notable, mis à part qu’il y a une chiée de chemin et qu’on prend facilement le mauvais sans s’en rendre compte…

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